Bridge Scolaire
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Pourquoi du Bridge Scolaire ? Le bridge, tel qu’il est pratiqué en ce début de 21ème siècle se voudrait sport cérébral, et des démarches ont même été initiées pour le faire reconnaître comme discipline olympique. Il n’y a donc aucune raison pour qu’il ne soit pas proposé comme activité à tous les élèves dès l’entrée au collège. Et ce, d’autant plus que au-delà de l’ « envie de se surpasser avec une agressivité sportive disciplinée qui reste dans le domaine de l’affrontement intellectuel » (1), le bridge peut contribuer à développer chez l’enfant toutes les capacités qui sont mises en œuvre dans l’enseignement traditionnel. Une donne de bridge fait en effet appel
C’est à ce moment qu’intervient la phase essentielle que l’on retrouve (que l’on devrait retrouver !) dans toutes les phases de l’existence d’un individu l’élaboration d’un plan d’action ou, en terme de bridge, d’un plan de jeu : apprendre à ne jamais démarrer une action sans en avoir défini les étapes, sans en avoir évalué les risques, sans savoir où l’on veut aller (objectifs) et par quel cheminement on veut y parvenir (stratégie). Avec, bien sûr, les embûches (les adversaires sont là pour contrecarrer ce plan), les aléas (les probabilités de répartition), … On pourrait aussi parler du calcul mental, du respect à l’égard des autres (partenaire et adversaires) et du matériel, à l’humilité nécessaire dans la réussite et dans l’échec, … le bridge, c’est L’éCOLE DE LA VIE Mais il y a plus : le bridge peut être un bon moyen pour remettre en selle des élèves en difficulté. On m’a souvent confié, au cours de ma carrière d’enseignant, des heures « de soutien » prévues pour des élèves en difficulté en mathématiques. La plupart de ces élèves rejetaient les mathématiques, les causes de leur échec datant le plus souvent des lointaines années du primaire et leur handicap dans cette matière n’avait fait que s’accentuer au fil des ans. J’ai acquis la conviction que ce n’est pas en leur proposant des « heures de soutien » supplémentaires dans une discipline qu’ils détestent qu’on résoudra leur problème. ET SI ON LEUR PROPOSAIT DU BRIDGE !!? C’est un jeu, nouveau pour eux, et une activité dans laquelle ils n’ont accumulé aucun retard, dans laquelle ils repartent à égalité avec les autres, et dans laquelle ils peuvent parvenir à exceller. D’où une reprise de confiance en eux, un goût retrouvé pour l’effort intellectuel (ou tout au moins pour une activité qui y fait appel), et un moyen détourné de développer les capacités auxquelles les mathématiques auraient fait appel si … Ajouterai-je que cette démarche n’est pas une vue de l’esprit ? Elle a été testée dans des classes de SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) en France, avec quelques résultats probants, mais à trop petite échelle et dans un cadre trop contraignant pour que des conclusions générales puissent en être tirées. Marc VOISINET
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